• Accueil
  • Auvergne Très Haut Débit
  • Présentation du projet THD

Présentation du projet THD

Auvergne : le 1er territoire français couvert à 100 % par le haut débit dès 2009 « concrétise l’essai » avec son plan Très Haut Débit déployé d'ici 2022.

img wysiwyg

Le territoire auvergnat a été le 1er territoire français à être couvert à 100 % par le haut débit dès 2009. Dès 2013, l’action volontariste s’est poursuivie avec la validation du programme Auvergne Très Haut Débit (ATHD), avec 3 phases de travaux et le choix de plusieurs technologies THD laissant une place prépondérante à la fibre.

En 2019, l’ambition Très Haut Débit s’accélère avec une anticipation des travaux désormais fixée à 2022 et non plus 2025, et un élargissement du périmètre initial de la fibre optique qui verra 91% des habitations et entreprises auvergnates couvertes, contre 77% dans le projet initial.

« La Région Auvergne-Rhône-Alpes est un territoire historiquement en avance sur les questions du haut et du très haut débit »

Ariase (comparateur de forfaits mobiles et box internet), 16/01/2019

Dans quel contexte s’inscrit le Plan Auvergne Très Haut Débit ?

Le projet auvergnat, amorcé en 2011 sous l’impulsion de la Région et des 4 départements, s’inscrit dans le Plan national France Très Haut Débit.

Lancé en février 2013, ce plan national porte sur un investissement total de près de 20 milliards d’euros (14 milliards sont investis sur les réseaux d’initiative publique dont fait partie le réseau auvergnat) pour déployer les infrastructures de l’Internet très haut débit sur tout le territoire d’ici 2022.

La France a distingué deux catégories de territoires :

  • Les zones où les opérateurs doivent investir :

    • les zones denses, dites d’initiative privée : les opérateurs y déploient leur réseau propre. Localement, la Ville de Clermont Ferrand relève de ce dispositif.
    • les zones moyennement denses dite AMII (Appel à manifestation d’intention d’investissement) : localement, Orange et SFR se sont partagés les déploiements sur les 6 agglomérations (Aurillac,Le Puy-en-Velay, Montluçon, Moulins, Vichy), la métropole clermontoise et les Villes de Riom et Saint Flour.

En moyenne en France, 55% de la population est située dans ces zones privées. Sur les 4 départements auvergnats, 43% de la population est concernée sur 135 communes.

  • En complémentarité, les Réseaux d’Initiative Publique (RIP) dans les zones peu denses et souvent rurales : les collectivités locales peuvent choisir d’investir, avec l’aide de l’État, pour faire construire leur propre réseau. C’est le cas du territoire auvergnat par le biais de son projet Auvergne Très Haut Débit.

Le plan Auvergne Très Haut Débit : quels objectifs ?

S’inscrivant dans la lignée nationale et convaincus de la nécessité de garantir l’aménagement numérique du territoire, la Région et les 4 départements auvergnats ont décidé de mettre en œuvre une politique volontariste de déploiement du Très Haut Débit (THD) sur les zones non couvertes par les opérateurs privés.

Pour ce faire, un Schéma Directeur Territorial d ’Aménagement Numérique (SDTAN) a été réalisé en 2011. Ce dernier a permis de recenser les différents réseaux de communication en service, de présenter les perspectives pour le déploiement des réseaux à très haut débit et in fine de mettre en œuvre le Plan Auvergne Très Haut Débit.

Lancé en 2013, le Projet Auvergne Très Haut Débit :

  • visait, dans un 1er temps, à couvrir l’intégralité du territoire auvergnat avec un débit d’au moins 8Mbits/s en 2017, c’est-à-dire proposer un accès haut débit à Internet à l’ensemble des logements, des entreprises et des administrations en s’appuyant sur un « mix technologique » : fibre optique, montée en débit ADSL, Wifimax et satellite.
  • vise, dans un 2nd temps et conformément à la feuille de Route du numérique de la Région Auvergne- Rhône-Alpes, à garantir un accès à 30 Mbits/s d’ici 2020 à tous les auvergnats en participant au « mix technologique » : fibre optique, montée en débit ADSL, 4G fixe et satellites de nouvelle génération plus performantsperformants.
  • s’inscrit globalement en complémentarité des actions engagées en matière de Très Haut Débit par les opérateurs privés.

Pourquoi se diriger vers le Très Haut Débit ?

Le Très Haut Débit est un accès internet permettant d’envoyer et de recevoir un grand nombre de données. Il permet notamment :

  • d’avoir un accès internet plus rapide
  • de pouvoir bénéficier d’une offre Triple-Play (abonnement unique pour 3 services : télévision, téléphone et internet)
  • de bénéficier d’une simultanéité des usages et des nouvelles pratiques liées à la multiplication des objets connectés

Quel est le périmètre d’action de l’initiative publique ?

Le périmètre d’action du déploiement du réseau très haut débit public s’étend sur les départements auvergnats (Allier, Cantal, Haute-Loire et Puy-de-Dôme) hors agglomérations et métropole (agglomérations d’Aurillac, de Montluçon, de Moulins, du Puy-en-Velay, de Vichy et métropole de Clermont-Ferrand) ainsi que les villes de Saint-Flour (Cantal) et Riom (Puy-de-Dôme) :  ces dernières étant couvertes par un réseau fibre privé.

Quelles sont les technologies concernées et quand seront-elles mises en place ?

Lancé pour lutter contre la fracture numérique des territoires, le projet Auvergne Très Haut Débit, qui lie les collectivités territoriales et une filiale d’Orange, se constitue par phase.

La 1ère phase (2013-2017) :

Elle a permis le développement de quatre technologies sur le territoire auvergnat

  • la fibre optique jusqu’à l’abonnée (FTTH) dans 77 communes
  • la montée en débit pour augmenter le nombre de foyer ayant accès à minimum 8Mbits/sec dans 164 communes
  • le WifiMax dans 85 communes
  • le satellite pour tous les foyers auvergnats ayant moins de 8 Mégabits et souhaitant augmenter leur débit internet.

La 2e phase (2017-2021) :

Elle est consacrée uniquement au déploiement de la fibre optique sur 140 communes auvergnates supplémentaires.

La 3e phase (2019-2022) :

Elle est consacrée uniquement au déploiement de la fibre optique.
Objectif final : atteindre 91% de couverture THD par la Fibre optique, le complément étant assuré par les autres technologies THD disponibles ( VDSL, 4G et satellites nouvelle génération).

Pourquoi parler d’un réseau public ?

Le réseau déployé est une initiative publique financée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, l’État, les départements de l’Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme et l’Europe.

Le réseau appartiendra in fine à la collectivité régionale.

Que prévoit le projet ATHD ?

Le projet prévoit la construction des infrastructures de desserte en THD d’ici 2022, les raccordements des locaux à chaque prise d’abonnement THD ainsi que l’évolution du réseau pour s’adapter aux nouveaux logements et entreprises. Il prévoit également l’exploitation du réseau et l’assistance à la commercialisation auprès des opérateurs d’ici 2037.

Ainsi le chiffre d’affaires commercial prévisionnel généré par ce réseau devrait couvrir à terme 60% des dépenses du projet.

Comment est financé le projet ?

Le projet Auvergne Très Haut Débit, c’est un investissement porté par :

  • les collectivités, c’est-à-dire le financement public de la Région Auvergne Rhône-Alpes d’une part et les départements de l’Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme d’autre part. Un effort financier qui s’opère au moment crucial de la construction du réseau.
  • les revenus liés à la commercialisation du réseau auprès des fournisseurs d’accès internet (FAI)
  • l’État via le FSN (Fonds pour la Société Numérique)
  • l’Europe via le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) : 13 M € pour une partie de la phase 1.

Le Très Haut Débit : un secteur qui recrute

Actuellement, les métiers de la filière fibre optique ont le vent en poupe. En effet, les grands travaux de déploiement de la fibre prévus au niveau national et en particulier sur le territoire auvergnat sont synonymes d’embauches importantes. Selon Pôle Emploi, ils pourraient atteindre leur niveau le plus fort en 2019 (20 000 équivalents temps plein au niveau national). Certaines compétences n’existant peu ou pas encore, la filière met en place des parcours de formation pour attirer les candidats.